Goalball

Le Goalball

Connaissez-vous le Goalball ?

Dérivé d’une rééducation de soldats allemands devenus aveugles lors de la seconde guerre mondiale transformée par la suite en sport, le Goalball est apparu en France dans les années 70.

Discipline paralympique, elle a été pratiquée pour la première fois en 1976 aux Jeux de Toronto.

Le goalball se joue entre deux équipes de trois joueurs avec un maximum de trois remplaçants pour chaque équipe. Il se pratique en gymnase sur un terrain de 9 x 18 m divisé en deux pour chaque équipe. Deux buts se font face et occupent toute la largeur du terrain soit 9 m sur 1,30 m de hauteur. L’objectif du goalball est pour une équipe d’envoyer à la main un ballon sonore dans le but adverse alors que son adversaire essaye de l’en empêcher, chacun restant dans sa moitié de terrain.

Afin de mettre tout le monde à égalité, tous les joueurs portent bandeaux ou lunettes opacifiés et se retrouvent donc dans l’obscurité totale. Des équipements de protection (genouillères, coudières, hanchières) peuvent être utilisés.

Les joueurs sont alternativement défenseurs ou attaquants. Aucune position particulière de défense n’est exigée. Les trois défenseurs se positionnent en triangle (le joueur du milieu étant avancé par rapport aux deux ailiers). Ce décalage permet d’éviter des chocs entre deux défenseurs. Ils peuvent arrêter le ballon avec n’importe quelle partie du corps. Par contre, ils ne peuvent tirer qu’à la main et dans un délai de 10 secondes dès que le ballon a touché l’équipe en défense.

Chaque équipe voit sa moitié de terrain subdivisée en trois parties égales. Ces trois zones occupent chacune la largeur du terrain. La première qui se trouve près des buts et avance jusqu’à 3 m vers la ligne centrale est appelée « zone d’équipe ». La deuxième appelée « zone de tir » prend les 3 m suivants la zone d’équipe. Enfin, la « zone neutre », est la troisième partie restant (3 m) allant de la zone de tir à la ligne centrale.

Toutes ces zones sont délimitées par des lignes. Toute ligne sur le terrain doit être décelable tactilement c’est-à-dire qu’une ficelle est fixée sous du ruban adhésif au centre de chaque ligne pour pouvoir être détectée par les joueurs.

Cette détection n’a pas qu’une utilité de repérage et de guidage, mais correspond au respect de certaines règles. Par exemple, un joueur ne peut défendre le ballon que dans sa zone d’équipe (au premier contact avec la balle), un tir doit obligatoirement faire rebondir le ballon dans la zone de tir avant d’aller chez l’adversaire, un défenseur pourra être sanctionné s’il ne fait rien pour empêcher le retour du ballon dans la zone neutre, etc …

A chaque infraction au règlement, un pénalty est tiré face à un seul défenseur (l’auteur de la faute).

Le ballon pèse 1250 g et a une circonférence de 76 cm. Il est en caoutchouc dur et contient des grelots.

Un match dure 2 mi-temps de 10 mn chacune. La pause entre les deux mi-temps est de 3 mn. Chaque équipe lors d’un tournoi peut disputer plusieurs rencontres par jour.

Le poids du ballon et sa maniabilité difficile à une main, la superficie du terrain, la longueur du temps de match font du Goalball un sport non seulement très physique mais également tactique. Outre les qualités physiques, coordination motrice, mobilité et appréhension de l’environnement qu’il développe, le Goalball demande encore une capacité de concentration importante ainsi qu’une écoute très pointue des trajectoires du ballon et de l’adversaire.

Ce facteur important de l’audition nécessite le silence total du public pendant les échanges et même l’entraîneur de l’équipe ne peut donner ses consignes qu’à la mi-temps ou lors de temps-mort.

La taille du ballon est malheureusement un obstacle à la pratique des jeunes.

Cependant, la France cherche depuis longtemps à développer cette discipline sportive exigente et se heurte souvent à un manque d’attrait de la part des joueurs et d’une absence flagrante de cadres formateurs. Sa reconnaissance paralympique devrait pourtant finir par promouvoir ce sport et l’imposer aux sportifs déficients visuels français.